BUDGET : UNE MUNICIPALITE EN CAMPAGNE, LOIN DES PREOCCUPATIONS DES VERRIEROIS


ROB 2026 : besoins croissants, moyens en recul
Ce ROB souligne le très fort recul des investissements communaux. Cette diminution des investissements intervient à un moment où les besoins des Verriérois sont pourtant nombreux et urgents : modernisation des équipements scolaires, rénovation des infrastructures sportives et culturelles, amélioration de la voirie, développement des services aux habitants, aides aux associations, soutient aux commerçants…. Cette situation met la ville dans une position délicate en compromettant le développement harmonieux et durable de Verrières-le-Buisson et en n’améliorant nullement la qualité de vie des Verriérois.
Un cadrage budgétaire confié à un cabinet externe : un paradoxe coûteux
Encore une fois cette année, la municipalité a fait appel à un intervenant extérieur pour présenter le contexte économique, fiscal et financier des collectivités.
Un choix surprenant : comment justifier un immobilisme politique au nom des contraintes budgétaires tout en finançant une prestation que les élus pourraient assumer ?
Cette contradiction interroge, d’autant plus que les dépenses de fonctionnement poursuivent leur augmentation et que les dotations de l’État continuent de diminuer.
Gymnase de la Vallée à la Dame : véritable projet ou communication pré-électorale ?
La ville annonce 3,8 millions d’euros d’investissement, dont une « grosse étude » pour l’évolution du gymnase Vallée à la Dame. Faut-il y voir une réelle avancée ou une annonce opportunément placée dans un calendrier pré-électoral car les sections gymnastique et escalade réclament depuis des années des infrastructures adaptées.
Par contre, rien n’est évoqué sur :
L’accessibilité,
L’évolution du dojo,
L’étanchéité du squash,
Les conditions d’accueil du gymnase.
Une nouvelle fois, la municipalité semble préférer une politique « au coup par coup » plutôt qu’une vision sportive cohérente et anticipée, une démarche qui, au final, coûte plus cher.
La Potinière : un projet insatisfaisant pour les habitants du quartier
Les travaux de la Potinière vont démarrer, mais le projet laisse songeur : seulement 70 m² réservés aux habitants du quartier, le reste étant dédié aux pratiques sportives et artistiques des associations. Difficile d’y voir une réelle prise en compte des besoins des habitants du quartier.
Des annonces vagues et répétitives : la communication plutôt que l’action
Comme trop souvent, la municipalité se contente de grandes thématiques sans aucun détail concret :
« Modernisation des équipements scolaires » : aucun calendrier, aucune opération identifiée.
« Finalisation de l’avenir de la Maison des Arbres et des Oiseaux » : toujours rien de tangible.
« Déploiement de l’activité de la Maison Luce et Léon », « renforcement de l’accompagnement des aînés », « rénovation des structures associatives » … : pas de contenu, pas de budget, pas de planification.
Une succession d’intentions qui ressemblent davantage à des effets d’annonce pré-électoraux qu’à une programmation municipale de travaux solide.
Voirie, sécurité, équipements sportifs : le grand vide
Aucune annonce précise et détaillée pour :
La rénovation de la voirie,
Les équipements sportifs autres que le gymnase de la Vallée à la Dame,
Le développement du réseau de vidéoprotection.
Sur ce dernier point, la municipalité reconnaît qu’elle va « étudier le maillage » des caméras… alors que plusieurs phases d’installation ont déjà eu lieu. Une incohérence qui pose question sur l’efficacité réelle du dispositif actuel.
Commerce local : une préemption élargie, mais pas de moyens annoncés
La ville souhaite étendre son droit de préemption des murs commerciaux à toute la commune.
Mais sans indiquer le moindre budget dédié, il est impossible de mesurer l’ambition réelle de cette mesure. Annonce symbolique ou véritable stratégie commerciale ? Rien ne permet de le savoir.
ZAC des Petits Ruisseaux : un projet risqué et contesté
La municipalité lance des études pour la création de la ZAC des Petits Ruisseaux, projet qualifié d’infondé et mal pensé. S’il aboutit, il pourrait entraîner des difficultés sociales et financières majeures dans les années à venir. Les inquiétudes persistent.
Des recettes dissimulées ?
Étrangement, une partie de la recette issue de la vente du terrain du CTM n’apparait pas dans le ROB 2026. Pourtant, la ville a prévu, dans la consultation auprès des promoteurs, un versement, en plusieurs étapes, du montant de la vente.
Pourquoi cette omission ?
Oubli volontaire ?
Projet remis en question ?
Ces zones d’ombre appellent des réponses claires.
PCAET : un bilan à venir… et toujours des doutes
Le bilan du PCAET interviendra en 2026. Au vu des actions locales, il sera intéressant d’observer les arguments avancés pour justifier la non-atteinte probable des objectifs fixés par l’agglomération.
RER Vélo : projet emblématique… et nouvel échec
Le projet de RER Vélo, censé sillonné la rue Marius Hue, semble abandonné après l’apparition d’un « problème technique » lié à la question de la gestion des eaux.
Aucune précision :
Problème administratif (étude loi sur l’eau) ?
Problème technique (systèmes de rétention non prévus) ?
Autre ?
La municipalité reste muette. Cet échec s’ajoute aux retards déjà accumulés puisque, souvenons-nous, la ville d’Antony avait refusé de modifier son plan de circulation émanant du premier projet présenté par la Municipalité.
Pire : si rien n’est engagé rapidement, la ville risque de perdre ses subventions notamment celles de l’Etat et de la Région, soit près de 700 000 €.
Vente des Meulières sur Agorastore : une méthode contestable
La mise en vente des Meulières via Agorastore étonne et choque les habitants.
Ce bâtiment historique mériterait une destination maîtrisée et porteuse de sens pour la ville, non une mise aux enchères ouverte à n’importe qui.
Les plateformes comme Agorastore présentent par ailleurs des limites :
Commissions importantes,
Prix plancher parfois opaques,
Transparence discutable des enchères.
Pour un bâtiment aussi emblématique, ce choix interroge.
Guichet numérique d’urbanisme : près de quatre ans de retard
Enfin, la municipalité vient seulement de délibérer sur le guichet numérique obligatoire pour les autorisations d’urbanisme.
Pourtant, le décret du 23 juillet 2021 imposait aux communes de recevoir et d’instruire les demandes de manière dématérialisée à partir du 1er janvier 2022. Près de quatre ans de retard : un nouvel exemple d’une gestion municipale en décalage avec les obligations légales.
Une municipalité en gestion minimale
L’ensemble de ces éléments dessine une municipalité :
En manque d’anticipation,
En déficit de transparence,
Multipliant les annonces vagues,
Échouant dans ses projets structurants,
Prenant systématiquement du retard y compris sur ses obligations réglementaires.
Face aux enjeux financiers, sociaux, environnementaux actuels et aux attentes des Verriérois, Retrouvons Verrières proposera, dès mars 2026, une gestion claire, cohérente et ambitieuse pour la ville, non une succession d’effets d’annonce comme c’est le cas aujourd’hui.
