CONSEIL MUNICIPAL DU 26 MAI : DERRIERE LES DISCOURS, L’ECHEC !


Sécurité : Quand l’État est un bouc émissaire commode.
Le premier point abordé lors du Conseil Municipal concerne un vœu à Madame la Préfète de l’Essonne pour renforcer les effectifs du commissariat de Palaiseau. Une requête qui, derrière des airs de bon sens, cache mal les insuffisances criantes de la Municipalité. Le Maire, dans un constat répété « d’atteintes aux biens » et « de nombreux cambriolages », pointe du doigt l’État, endetté et à court de moyens. Mais que dire des investissements locaux ? Positionnement incohérent des caméras, absence de supervision du Centre de Sécurité Urbain, manque perpétuel d’effectifs : tout indique une stratégie improvisée. La Municipalité préfère l’incantation au concret.
Dans une démocratie locale saine, la transparence est une exigence, pas un luxe. Et pourtant, malgré des demandes répétées de nombreux Verriérois, le Maire refuse de communiquer les chiffres de la délinquance. Il se contente d’un laconique : « ces chiffres sont accessibles à tous ». Une pirouette destinée à esquiver le débat, mais surtout une entorse à la transparence. Cette opacité volontaire, sur ce sujet comme sur d’autres, interroge.
Marché de nettoyage : une économie qui salit les équipements.
L’avenant au marché de nettoyage des bâtiments communaux soulève un problème de fond, comme on le soulignait déjà lors d’un précédent conseil municipal : comment intégrer un « nouveau » bâtiment, le Centre André Malraux ? Réponse de la Municipalité : on fait… mais sans moyens supplémentaires. Résultat attendu : la qualité du nettoyage va automatiquement baisser. Ce sont les agents municipaux, les usagers, les associations et les Verriérois qui paieront le prix de cette gestion à courte vue, où l’image compte plus que le service rendu.
Le Square Léon Maugé : grand projet ou coquille (presque) vide ?
Porté comme un « grand projet du mandat », le réaménagement du Square Léon Maugé est, en réalité, une suite d’improvisations. Un parc canin clôturé, une balançoire attendue, quelques jeux pour enfants espérés… et surtout, un sol couvert de croûtes d’enrobé. L’ambition est absente, tout comme la rigueur et la qualité de conception. Quand le fond manque, il ne reste que l’affichage.
Restauration scolaire : chiffres flatteurs, réalité décevante
Lors de la présentation du rapport de l’entreprise API Restauration, délégataire du service public de la restauration collective, la municipalité s’est félicitée d’avoir « atteint les objectifs EGalim ». Un satisfecit prématuré car les données officielles racontent une autre histoire. Les chiffres officiels publiés sur le site « ma-cantine.agriculture.gouv.fr » sont éloquents. En 2023, Verrières-le-Buisson affichait péniblement 40% de produits durables (dont 23% bio), alors que la loi en impose 50%. En 2024 ces chiffres régressent, respectivement, à 38% et 21%. Quant à la lutte contre le gaspillage alimentaire, l’interdiction du plastique, ou encore l’information aux convives, aucune action conforme aux obligations imposées par la loi. Cette dernière est pourtant claire, son application à Verrières-le-Buisson, elle, ne l’est pas.
Ordures ménagères : une réforme mal digérée
Face aux critiques sur les dysfonctionnements du nouveau marché de collecte des ordures ménagères, le Maire se cache derrière la Communauté d’Agglomération Paris-Saclay. Un aveu d’impuissance peu crédible : des élus verriérois siègent dans cette instance et valident, par leur vote, les décisions. La réalité ? Trottoirs encombrés, containers abandonnés, piétons gênés : c’est un raté flagrant. L’absence de communication et d’accompagnement dans cette réforme illustre un manque réel d’attention sur les préoccupations des Verriérois. Nous sommes bien loin, aujourd’hui, des « Paysages de Verrières » tant chéris, défendus et promus par d’anciens Maires.
Derrière le discours, le vide
Ce Conseil Municipal est le miroir d’une gestion à la dérive : projets sans consistance, communication opportuniste, manque de transparence, absence de vision stratégique. À chaque dossier, une constante : l’impréparation. Derrière les effets d’annonce, la réalité vécue par les Verriérois se dégrade.
Verrières-le-Buisson mérite mieux qu’un pilotage automatique. Elle mérite une gouvernance responsable, rigoureuse et réellement au service de ses habitants, ce que s’engage à mettre en œuvre Retrouvons Verrières.
