REPONSES AU QUESTIONNAIRE DU COLLECTIF INTER ASSOCIATIF SUR L’AMENAGEMENT ET LE DEVELOPPEMENT URBAIN A VERRIERES-LE-BUISSON


Le collectif inter associatif (Transitions, Les Amis du Village de Verrières, Les Voisins du Pré, les Amis du Bua) ont adressé un questionnaire aux 3 candidats aux élections municipales concernant le développement urbain de notre ville, l’urbanisme, l’environnement, la concertation.... nous saluons cette initiative tout comme l'implication de ces associations dans la vie locale et la protection de notre cadre de vie.
Retrouvons Verrières a apporté des réponses précises, cohérentes, claires et porteuses d’un avenir moderne, résilient et meilleur pour les Verrierois.
1. Contexte communal
1.1. Quelle est votre analyse de la situation actuelle de Verrières-le-Buisson ?
L’évolution démographique constitue un indicateur révélateur de la situation de Verrières-le-Buisson. Selon l’INSEE, la commune est passée de 15 434 habitants en 2016 à 15 057 en 2023. Cette baisse interroge en effet notamment quand les communes voisines (Massy, Igny) ont plutôt tendance à gagner des habitants.
Malgré ses atouts indéniables (sa proximité de Paris, son bois, un environnement pavillonnaire verdoyant, la coulée verte, des commerces de proximité...), notre ville perd en attractivité. Faute de vision et de projet, elle n’a pas de dynamique locale et n’offre pas ou plus de perspectives à sa population dans son ensemble.
Aujourd’hui, le maintien d’un cadre résidentiel préservé s’accompagne de contraintes : offre de logements limitée et peu diversifiée, difficultés d’accès pour les jeunes ménages, pression foncière élevée, dépendance aux déplacements domicile-travail. Le manque de dynamisme ou d’adaptation aux besoins contemporains explique, pour partie, la faible évolution démographique.
La fameuse « qualité de vie » verriéroise est encore perceptible mais elle n’est pas un acquis. L’immobilisme de l’actuel Maire contribue à la dégrader. Car cette qualité n’est pas « statique », elle n’est pas uniquement composée de verdure et de calme. Elle dépend aussi de l’équilibre entre modernité et préservation, accessibilité et rénovation, mixité sociale et intergénération, valorisation et vitalité économique : le socle d’un vrai projet mené pour et avec les habitants. Ce qui suppose, avant tout, de les rencontrer, de les écouter, de les engager dans des instances réellement participatives puis de mettre en œuvre des projets structurants, qui ne se limitent pas à des équipements surdimensionnés et sous-utilisés.
1.2. La commune présente une dynamique démographique et foncière atypique (baisse et vieillissement de la population, recul des prix immobiliers). Comment l’expliquez-vous et quel objectif de population visez-vous à court et moyen terme ?
La baisse de la population à Verrières-le-Buisson s’explique principalement par deux facteurs structurels.
Le premier tient à l’absence d’un véritable parcours résidentiel. Les jeunes ménages peinent à s’installer dans la commune en raison du niveau élevé des prix de l’immobilier, mais surtout du manque d’offre adaptée à leurs besoins : logements de petite surface, habitat collectif ou intermédiaire, solutions accessibles pour un premier achat ou une première location. Cette insuffisance limite fortement le renouvellement générationnel et freine l’installation de nouveaux actifs et familles.
Le second facteur réside dans la comparaison que les jeunes actifs établissent avec les communes voisines telles que Massy, Igny, Antony et Châtenay-Malabry. À niveau de prix foncier équivalent, ces villes apparaissent souvent plus attractives en raison d’une offre plus développée en matière de places en crèche, de commerces, de transports, ainsi que d’animations culturelles et festives. Cette dynamique renforce leur capacité à capter de nouveaux habitants au détriment de Verrières-le-Buisson.
Le vieillissement de la population est une conséquence directe de cette situation : la diminution du nombre de jeunes ménages entraine, mécaniquement, l’augmentation de la part des seniors qui demeurent durablement dans la commune.
Face à ce constat, l’ambition est claire : préserver la qualité de vie qui fait l’identité de Verrières-le-Buisson ; cela consiste à mettre en œuvre une politique volontariste et attractive permettant à la fois d’accueillir de nouveaux habitants et de maintenir durablement les seniors, les actifs et les familles déjà présents sur le territoire.
Il s’agit notamment de favoriser le maintien à domicile des seniors grâce à des logements adaptés, à des services de proximité renforcés et à un cadre urbain accessible. Pour les actifs, l’enjeu est de consolider les conditions de leur ancrage local en facilitant l’accès au logement, aux mobilités et aux équipements du quotidien. La préservation des emplois locaux existants est primordiale. Pour les familles, il convient de conforter les équipements scolaires, périscolaires, sportifs et culturels afin de garantir un environnement stable et propice à leur épanouissement et celui de leurs enfants.
L’objectif est de permettre à chacun de trouver sa place dans la commune et de construire un véritable parcours résidentiel, garantissant un équilibre démographique durable, fondé sur la mixité intergénérationnelle, la stabilité des ménages et l’attractivité maîtrisée de Verrières-le-Buisson.
2. Vision globale de l’aménagement urbain
2.1. Quels sont les axes prioritaires de votre politique d’aménagement et de logement ?
La priorité pour Verrières-le-Buisson est de se doter d’un véritable outil d’avenir et de planification : un nouveau Plan Local d’Urbanisme (PLU). Son élaboration doit être à la fois rigoureuse sur le plan technique, ambitieuse sur le plan stratégique et ouverte sur le plan démocratique. Elle implique une concertation réelle avec les habitants et les associations afin de construire un consensus autour de l’évolution sociale, urbaine et environnementale de la ville.
La dernière modification du PLU a mis en évidence le manque de vision et d'ambition de la municipalité actuelle, concentrée sur quelques changements de zonages et la protection très ciblée de fonds de parcelles privées, dont l’intérêt pour la collectivité est peu évident.
Il est désormais indispensable de replacer ce document au cœur des enjeux réels de la ville. Le PLU actualisé doit faire progresser la cohérence territoriale, promouvoir la sobriété foncière et intégrer pleinement les enjeux environnementaux, comme l’impose la réglementation.
Cette révision sera le fruit d’un travail rigoureux, fondé sur l’exigence, l'adaptation et le souci du détail, afin d'enrayer la dégradation de notre ville, d'atteindre enfin les objectifs fixés par la loi Solidarité Renouvellement Urbain (SRU), d'ancrer durablement les transitions : mobilités, environnement, cadre de vie...
Face aux enjeux climatiques, à la nécessaire transition écologique, aux besoins en logements et aux impératifs de mixité sociale, la commune doit apporter des réponses concrètes et équilibrées. Ce travail devra également s’inscrire dans le respect des lois et des réglementations en vigueur, tout en affirmant une ambition forte pour préserver la qualité de vie et préparer l’avenir de Verrières-le-Buisson.
2.2. Quelle stratégie proposez-vous pour soutenir le commerce et l’emploi ?
Pour maintenir l’emploi, la stratégie la plus simple est de maintenir nos entreprises et d’en aider d’autres à s’installer. Pour cela, nous avons la chance d’avoir trois zones d’activités dynamiques (ZAC des Petits Ruisseaux, Zone Artisanale, Actiparc). Préservons-les, développons-les, modernisons-les.
À Verrières-le-Buisson, le commerce de proximité devrait constituer un pilier de la vitalité locale et du lien social, mais notre centre-ville est à la peine. Si elle n’a pas de prise sur certains facteurs, comme le commerce en ligne, la ville doit renforcer son engagement quotidien aux côtés des commerçants et construire avec eux les conditions d’une vie locale animée. Nos voisins de Bièvres et d’Igny y parviennent. Pourquoi pas nous ?
Cela suppose d’abord une présence active et attentive : être à l’écoute, accompagner la résolution des difficultés administratives ou opérationnelles et anticiper les besoins. La municipalité doit également favoriser l’implantation de commerces complémentaires afin de diversifier l’offre et éviter les devantures vides, tout en jouant pleinement son rôle d’intermédiaire entre les professionnels et les acteurs économiques (chambres consulaires, organisations professionnelles et partenaires institutionnels).
Par ailleurs, la ville doit instaurer des moyens simples pour soutenir les commerces locaux. Des communications et animations régulières et le déploiement d’outils numériques (comme une application dédiée) permettront de valoriser le savoir-faire des commerçants et de renforcer leur visibilité au fil de l’année auprès des habitants.
2.3. Quelle est votre vision des équipements publics, notamment hors centre-ville ?
À Verrières-le-Buisson, le nouveau Centre André Malraux est une belle vitrine, un peu vide, qui cache une réalité plus contrastée.
Certains équipements connaissent une baisse de fréquentation, comme le cinéma, tandis que d’autres (gymnases, écoles, terrains de football) souffrent d’un entretien insuffisant ou d’un manque d’investissements. Progressivement, ces structures perdent en attractivité, non seulement en raison de leur état matériel, mais aussi faute d’un projet municipal clair et mobilisateur.
L’exemple de l’Espace Jeunes est révélateur : bien qu’idéalement situé en centre-ville, il attire aujourd’hui moins de jeunes, en raison d’animations insuffisamment adaptées, d’une communication déficiente et d’un projet pédagogique à repenser. La bonne volonté des agents n’est pas en cause, bien au contraire. Ils gèrent le quotidien sans visibilité ni objectifs, avec les moyens qu’on leur donne.
La commune dispose d’un nombre important d’équipements publics. L’enjeu n’est donc pas quantitatif, mais qualitatif. Une modernisation ambitieuse, un entretien rigoureux et surtout une redéfinition des usages et des animations sont indispensables pour redonner à ces lieux (la Maison des Arbres et des Oiseaux, les gymnases, l’Espace Bernard Mantienne, la Potinière…) leur rôle de pôles de vie, de rencontre, ainsi que leur dynamisme.
2.4. Quels sont vos objectifs en matière de circulation, stationnement et mobilité, et leur articulation avec l’urbanisation ?
La question du stationnement et des mobilités constitue un levier essentiel pour dynamiser le centre-ville tout en améliorant la qualité de vie des habitants.
Pour le stationnement, il est important de maintenir la gratuité et la réglementation du stationnement en zone bleue afin de favoriser le turn-over, bénéfique aux commerces. Une rationalisation et une amélioration globale du stationnement en centre-ville sont nécessaires, notamment à travers une étude approfondie portant sur la désimperméabilisation et l’aménagement de la place Charles de Gaulle, essentiellement un triste parking plutôt qu’un véritable cœur de ville, afin de concilier circulation, accessibilité et qualité de l’espace public.
En matière de mobilité, l’objectif est de réduire la circulation de transit à l’intérieur de la ville, en maintenant le trafic sur les axes périphériques que sont la Voie de la Vallée de la Bièvre, l’avenue Marius Hue et l’avenue Georges Pompidou, afin de pacifier les rues résidentielles. Cette approche permettra ensuite de réfléchir à la création d’un véritable réseau de pistes cyclables, conçu en fonction du gabarit et de la largeur des routes, et connectant les principaux points d’intérêt de la ville (commerces, écoles, équipements municipaux, parcs). Ce réseau sera également maillé avec ceux des communes voisines pour offrir des déplacements sûrs, pratiques et cohérents à l’échelle intercommunale.
Nous voulons également créer une promenade qualitative qui reliera les commerces des Près-Hauts, l’Espace Bernard Mantienne, le centre André Malraux et les commerces du centre-ville. Ces aménagements seront qualitatifs. Ils permettront une déambulation sécurisée et agréable et seront propices à la flânerie entre amis, de se poser entre voisins, de jouer en famille et de lire dans des espaces spécifiques, dédiés et confortables.
3. Logements sociaux et PLU
3.1. Envisagez-vous d’atteindre 25 % de logements sociaux ? Comment et selon quel calendrier ?
L’enjeu dépasse la simple conformité : il s’agit de favoriser une véritable mixité urbaine et sociale. Certains modèles ont montré leurs limites, en construisant massivement des logements sociaux en périphérie, isolés des services et des commerces. Au contraire, grâce à la mise en œuvre du nouveau Plan Local d’Urbanisme (PLU), nous identifierons ensemble des secteurs d’évolution urbaine où seront réalisées des opérations mixtes, intégrant logements sociaux et logements privés, dans une démarche de cohésion et de qualité de vie. Ces projets seront implantés afin de favoriser le « bien vivre ensemble ». L’objectif est d’éviter, à la fois, la surdensification et la relégation de l’habitat social à la périphérie, mais aussi de ménager les espaces verts. Le visage actuel de la ville doit être préservé : l’implantation des logements sociaux est un délicat travail de concertation et repose sur une approche fine du bâti existant, intégrant sa rénovation.
Le calendrier de réalisation de ces projets dépendra de deux paramètres : l’approbation du nouveau PLU et l’avancement des négociations avec l’État, qui pourrait se montrer exigeant face au retard pris pour atteindre les objectifs de construction de logements sociaux. L’ambition reste de concilier exigence légale, équilibre social et qualité de vie pour l’ensemble des Verriérois.
3.2. Souhaitez-vous maintenir une part systématique de logements sociaux dans chaque projet ?
Absolument. D’une part pour atteindre, en peu de temps, l’objectif des 25% mais surtout pour favoriser la mixité sociale et le vivre ensemble.
3.3. Quelles orientations ou modifications proposez-vous concernant le PLU (2019, modifié en 2024) ?
Dresser une liste des points à revoir n’est pas chose aisée. En effet, un PLU doit garantir l’homogénéité et la cohérence des règles d’urbanisme. Celles-ci doivent s’appliquer de manière harmonieuse selon les quartiers et les rues: les retraits, les façades et les prescriptions propres à chaque secteur doivent former un ensemble cohérent. L’objectif est d’assurer une qualité et une esthétique urbaines, de favoriser une architecture soignée et de préserver un cadre de vie agréable.
Cela étant, les OAP du square Léon Maugé et du BUA seront réexaminées afin d’être mieux adaptées au contexte. L’OAP de l’avenue Foch sera également revue pour limiter son impact sur la zone pavillonnaire. Toutefois, compte tenu des acquisitions foncières réalisées par l’Etablissement Public Foncier d’Ile-de-France (EPFIF) pour le compte de la ville et de la volonté de certains propriétaires de vendre leur bien, elle ne pourra pas être supprimée.
Enfin, les règles de stationnement, aujourd’hui en décalage avec les réalités du terrain, seront révisées afin de faciliter l’installation des jeunes ménages et de limiter les contraintes sur le sous-sol, notamment en ce qui concerne la nappe phréatique.
4. Projets et périmètres d’étude
4.1. Quels projets envisagez-vous pour le boulevard Foch ?
Le projet doit se déployer sur un périmètre revu et réduit. En effet, la plupart des pavillons existants, compris dans le périmètre de l’OAP, seront conservés et les habitations des rues Alfred Carteron, des Prés aux Vins et de la Voie Verte préservées.
4.2. Quels sont vos objectifs pour la ZAE des Petits Ruisseaux ?
Maintenir la ZAE et stopper le projet de requalification. Cette zone d’activités est une chance pour notre ville et ses habitants. Son dynamisme doit être soutenu afin de permettre aux entreprises de relever les nombreux défis qui se présentent à elles et de profiter pleinement de leur atout majeur : leur position au cœur d’un bassin d’emplois qualifiés.
4.3. Recourrez vous à l’expropriation si les préemptions ou acquisitions s’avèrent insuffisantes ?
Non, le recours aux expropriations est à la fois brutal et nuisible à la vie locale. La négociation amiable et la préemption sont deux outils suffisants à Verrières-le-Buisson pour mener une évolution urbaine sensée, mesurée et adaptée. La seule éventualité de recours à l’expropriation serait dans le cas d’une procédure d’abandon manifeste d’un bien afin de garantir la tranquillité et la sécurité des riverains.
5. Autres OAP et terrains constructibles
5.1. Quels projets proposez-vous pour les terrains des Gros Chênes (OAP), le square Léon-Maugé (OAP) et le Pré de la Tournelle ?
Pour ces trois OAP, nous proposons des projets en phase avec les besoins et les attentes des habitants ainsi qu’avec les caractéristiques des sites concernés. Ils visent à préserver la qualité environnementale de ces lieux et à leur donner un véritable usage pour les habitants. Ces projets feront l’objet d’une concertation réelle.
OAP Bua: réalisation de jardins familiaux
OAP Léon Maugé : réalisation d’un site dédié à l’enfance et à la nature en ville
Pré de la Tournelle : réalisation d’un espace dédié à la faune et à la flore en ville. La maison achetée par l’EPFIF pour le compte de la ville deviendra une colocation pour seniors.
5.2. Les projets liés au déplacement du CTM sont-ils maintenus ?
Ils seront abandonnés. Ces projets ont, tout simplement, peu de sens, tant sur le plan urbain que social. Ils ne favoriseront pas la création de liens entre les habitants. Installer des personnes dans des secteurs excentrés, dépourvus de services, de commerces et de transports, ne contribue pas au bien-vivre ensemble. Enfin, prévoir des logements au-dessus d’un centre technique municipal témoigne d’une méconnaissance totale de l’activité réelle d’un tel équipement et d’un manque de considération pour les conditions de vie de celles et ceux qui seraient amenés à vivre à proximité.
5.3. Quelle suite envisagez-vous pour les opérations non finalisées (rue Bourrelier, immeuble Primo Renard) ?
Rue Bourrelier : il y a eu une acquisition foncière, une démolition du bâti ont été réalisés ; le site est aujourd’hui propriété d’un opérateur immobilier. La réalisation du projet urbain est inéluctable. Il serait très coûteux pour la ville de racheter le terrain. Il faut veiller à la bonne réalisation du projet et à sa parfaite intégration urbaine et sociale dans son quartier.
Immeuble Primo Renard : le projet d’évolution urbaine est compromis. Tout d’abord, les règles de réalisation d’une opération sont complexes et d’autre part, plusieurs entreprises s’y sont de nouveau installées. Des projets médicaux privés, que nous soutenons, sont d’ailleurs envisagés sur le site. Le statut quo sur ce site semble réaliste et sensé.
5.4. Identifiez-vous d’autres projets de constructions collectives à venir (ex. Château Régnier/Paron) ?
Non.
Pour le projet Régnier/Paron, il n’est pas possible de détruire un tel jardin, qui constitue une continuité physique, environnementale et esthétique du parc Régnier. Thomas Joly avait protégé cette parcelle, cette protection a été levée par la municipalité actuelle lors de la dernière modification du PLU…. Céder ce parc urbain magnifique et remarquable ainsi que ses arbres centenaires à des promoteurs est une aberration pour Verrières que le Maire continue à dénommer « la ville arboretum » malgré les destructions de l’environnement déjà survenues ou programmées.
6. Environnement
6.1. Souhaitez-vous limiter l’artificialisation des sols publics ou privés ? Comment ?
Oui en prévoyant des règles claires et précises dans le PLU.
6.2. Prévoyez-vous de mieux définir et concrètement protéger la trame verte et bleue (verte, bleue, noire, brune) ?
Oui. Nous actualiserons la trame Verte et bleue et nous la rendrons opposable dans le PLU révisé.
6.3. Envisagez-vous un recensement exhaustif et une meilleure protection des arbres remarquables ?
Ce travail a été fait. Les arbres protégés sont recensés dans le PLU. La modification du PLU permettra d’actualiser les règles de protection. Par ailleurs, la sensibilisation à la connaissance et au respect de l’environnement, qui est aujourd’hui menée par des associations verriéroises, doit être soutenue et renforcée. Le verger associatif « Croquons la Pomme », sur les coteaux d’Amblainvilliers est une belle initiative. Notre ville doit soutenir l’agriculture locale et initier un projet à petite échelle, alliant production biologique et pédagogie, si possible en lien avec une entreprise d’insertion sociale. Cette ferme urbaine pourrait voir le jour à la Vallée à la Dame.
7. Concertation et transparence
7.1. Comment souhaitez-vous organiser la concertation sur les projets d’aménagement ?
Nous ferons des réunions publiques avec la population, des ateliers de travail avec les associations et nous allons créer des comités de quartier. Ces derniers travailleront sur le quotidien de leur quartier mais aussi sur les grands projets de la ville notamment les projets d’aménagement et le PLU.
7.2. Quel rôle accorderez-vous aux associations ?
Elles jouent un rôle d’acteur local majeur du fait de leurs activités. En effet, elles vont vivre tout au long de l’année le cœur de Verrières. Elles facilitent le vivre ensemble et les rencontres. Grâce à elles, la ville reste animée.
Elles auront également un rôle consultatif et participatif afin de trouver ensemble des solutions efficientes pour des projets portés par elles ou par la ville.
7.3. Quels engagements prenez-vous en matière de transparence (inventaire des biens communaux, études d’impact…) ?
Ces documents commandés par la ville sont, pour la plupart d’entre eux, déjà publics. A Verrières, ils restent malheureusement difficilement accessibles. A l’avenir, ces documents, une fois validés et entérinés, seront communiqués dans le respect de la loi. Notre ville doit progresser en matière de transparence et d’accès aux informations. Ainsi, nous déplorons que la municipalité actuelle ait pris l’habitude de travailler sans communiquer les informations utiles. Nous déplorons également l’absence d’éclairage, de concertation et d’informations en amont des décisions, de l’élaboration des projets et lors de leur mise en œuvre.
7.4. La vente des Meulières vous semble-t-elle justifiée ? Pourquoi ?
Non. De nombreuses associations ont besoin de locaux pour s’installer et développer leurs activités. Certaines, comme Minerve, se retrouvent même contraintes de déménager sans qu’aucune solution pérenne ne leur soit proposée. Le patrimoine communal compte de nombreux biens ; pourquoi privilégier la vente de celui-ci plutôt qu’un autre ? Les Meulières, ancienne et belle école, idéalement située, constituent un symbole fort pour les Verriérois. Sa vente reviendrait à effacer une page de l’histoire locale et à affaiblir un repère identitaire important. Enfin, le choix d’une vente aux enchères en ligne témoigne d’un manque de considération envers notre patrimoine et l’attachement des habitants à leur histoire.
8. Synthèse
Quels seraient vos trois priorités majeures pour l’avenir de Verrières-le-Buisson ?
Que Verrières soit une ville :
1. Plus belle : améliorer l’entretien et la qualité de la ville. La ville doit être un lieu où il fait bon vivre. Notre priorité absolue sera d’en garantir l’entretien quotidien et d’en renforcer l’embellissement. Nous repenserons le dispositif de nettoyage urbain, développerons la plantation de fleurs et de végétaux, mettrons en valeur les entrées de ville, réaménagerons nos parcs, enrichirons durablement le patrimoine arboré et protégerons notre massif forestier, pépite de notre ville.
2. Plus sûre : entretenir et rénover les trottoirs et les rues. Tout au long du mandat, nous engagerons un programme ambitieux de rénovation et d’entretien des rues et des trottoirs. Il est essentiel de garantir des cheminements piétons sûrs et agréables. Nous adapterons nos trottoirs aux personnes à mobilité réduite, car la ville doit être pleinement accessible et ouverte à tous. Nous réaménagerons également la place Charles-de-Gaulle, la place des Prés-Hauts, développerons des pistes cyclables et améliorerons l’ensemble de nos espaces publics. Chaque Verriérois doit pouvoir profiter sereinement d’un cadre de vie accueillant et sécurisé.
3. Plus vivante : créer un parcours résidentiel. Notre projet vise à créer un véritable parcours résidentiel, afin de permettre à de jeunes couples et à de jeunes familles de s’installer durablement à Verrières et d’y construire leur avenir. Un travail approfondi sera mené sur l’offre et la typologie des logements, mais notre ambition ne s’arrête pas là. Pour renforcer l’attractivité de la commune, nous agirons également sur l’amélioration des transports, le maintien et le développement de l’emploi local, le dynamisme de la vie associative, la qualité et la diversité de nos commerces, ainsi que sur la préservation d’un cadre de vie sain, verdoyant et équilibré.
